Entre deux consultations : Parole à la Culture


Soirée cinéma autour de la Maison des femmes

Mardi 10 mars 2026, au cinéma UGC Odéon, se tenait une soirée cinéma organisée par La Médicale, assureur des professionnels de santé, autour de la projection du film La Maison des femmes.

Ce film, à la fois juste et profondément émouvant, retrace la naissance de la Maison des femmes de Saint-Denis, fondée par la gynécologue-obstétricienne Ghada Hatem-Gantzer. À travers le parcours de l’équipe soignante et les témoignages de patientes, il met en lumière l’accompagnement de femmes victimes de violences conjugales et parfois aussi d’excision. Le film donne à voir l’engagement quotidien des professionnels mobilisés pour accueillir, soigner et reconstruire.

Dans le prolongement de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, cette soirée fut également l’occasion d’un temps d’échange. La médecin légiste Karine Dabadie, qui a travaillé à la Maison des femmes de Saint-Denis, a rappelé l’importance de poursuivre la mobilisation contre les violences faites aux femmes.

Elle a notamment partagé son expérience de médecin légiste en Guadeloupe. À son arrivée, le territoire connaissait un taux particulièrement élevé de féminicides. La mise en place, à son initiative, d’un protocole de signalement rapide des violences conjugales a contribué à faire reculer ces drames.

Elle a également rappelé qu’en France, tout professionnel de santé peut effectuer un signalement rapide auprès du Procureur de la République en cas de suspicion de violences conjugales chez une patiente — une démarche essentielle, qui peut parfois sauver des vies.

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Le film La Maison des femmes de Mélisa Godet, avec Karin Viard.



*A quoi ça sert de vivre? demande Gabin, 7 ans

“La leçon de Camus est de devoir accepter que, oui, la vie est absurde, mais que ça ne nous empêche pas d’être heureux si on sait en saisir les moments de joie.”, nous dit Marianne Chaillan, professeure de philosophie de Marseille.

Dans le podcast Les P’tits Bateaux de Camille Crosnier du 13 novembre 2024, sur France Inter, Marianne Chaillan, professeure de philosophie et écrivaine, répond à cette question fondamentale en s’appuyant sur Albert Camus, philosophe de l’absurde. Dans son livre Le Mythe de Sisyphe, “le personnage a été condamné à monter un caillou tout en haut d’une montagne, et lorsqu’il y parvient enfin, alors le rocher passe de l’autre côté. Sisyphe doit alors tout recommencer, et le rocher retombe d’un autre côté.” “Ce pauvre Sisyphe, tout ce qu’il fait est détruit. Rien de ce qu’il fait ne dure.”

Marianne Chaillan nous dit: “On va à l’école, on a des cahiers très importants, et puis ça s’arrête, on change de classe et on les jette. On rencontre aussi des gens, qu’un jour, on ne voit plus.” “Toute notre vie, on va construire des choses qui seront peut-être détruites.” Selon Albert Camus,  la vie n’a pas de sens, c’est ce qu’il appelle l’absurdité de la vie. “Mais ce n’est pas grave et il n’y a pas de raison d’en être triste, car on peut tout à fait être heureux malgré ça”, préconise la philosophe.

À quoi ça sert de vivre ? Réponse avec la philosophe Marianne Chaillan | France Inter

*Jouer aux jeux de société, ensemble, sur plusieurs jours, c’est possible au Festival Ludique International de Parthenay (FLIP) (79) du 9 au 20 juillet 2025. Les vacances sont le moment propice pour lâcher nos chers écrans. Vous pouvez y venir seul, en groupe d’amis ou en famille.

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